L’école de Chaillot intégrée à la Cité de l’architecture et du patrimoine organise des cours publics sur l’histoire de l’architecture depuis 2006. Ces cours sont délivrés par des historiens, architectes, spécialistes de renom, et sont enregistrés ce qui permet de les diffuser sous forme vidéo.
La Maison de l’Architecture Midi-Pyrénées continue la programmation après les sélections projetées en 2013 et 2014. Le champ de l’architecture s’élargit aux champs de l’urbain et du paysage toujours abordés sous l’angle patrimonial. Dans l’optique de la célébration de la disparition de Le Corbusier il y aura cinquante ans en 2015, nous nous proposons de diffuser une sélection de conférences qui de nos jours à la fin du XIXe siècle explorent l’avènement du logement social, les questions soulevées par la reconstruction, la place des jardins, de la ville et de l’architecte à la fin du XXe siècle, pour saisir la part des écarts et des continuités qui sont notre héritage aujourd’hui.
LE POSTMODERNISME ET APRÈS … LES ANNÉES 1970 & 1980
par Jacques LUCAN - professeur polytechnique fédérale de Lausanne
Mardi 12 mai à 18h30 au CMAV
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les idéaux défendus par les protagonistes de l’architecture moderne s’étaient progressivement érodés, en France, comme à l’étranger. Après les Trente Glorieuses, les remises en cause deviennent plus radicales, le « style international » est en crise et se fait jour ce que certains nommeront « un régionalisme critique », c’est-à-dire des architectures qui recherchent une signification par rapport aux contextes dans lesquels elles s’inscrivent. Dans le même temps, les principes d’un urbanisme inspiré de la charte d’Athènes sont critiqués et l’attention se tourne de nouveau vers la ville. (+ d'infos)
LA TRAJECTOIRE DE LE CORBUSIER
par Renaud Barrès - architecte directeur du CAUE de l'Aude (11)
Mardi 10 mars à 18h30 au CMAV
Il y a 50 ans (le 27 août 1965), se noyait Le Corbusier dans la Méditerranée, au pied de son modeste Cabanon du Cap-Martin. Point d'orgue parfait pour un architecte hors du commun, dont la
trajectoire maîtrisée traverse en éclaireur le XXe siècle – tel un Picasso en peinture – et dont la valeur et l'émotion de ses réalisations restent un des plus beaux et rares exemples
d'engagement architectural qui marie à la fois peinture, sculpture et architecture.
La conférence de Renaud Barrès retrace cette trajectoire, qui va faire du jeune suisse Charles-Edouard Jeanneret, destiné à intégrer comme son père l'industrie horlogère jurassienne, "Le Corbusier", reconnu par tous comme le plus grand architecte et théoricien du XXe siècle. (+ d'infos)
par Gilles RAGOT - historien de l’art, maître de recherche
Dès la fin de la seconde guerre mondiale, Eugène CLAUDIAUS–PETIT, éminent ministre de la reconstruction (1948-1952), déclare qu’il faut avoir une politique de « construction et non seulement de reconstruction ».
Nourri des thèses du Mouvement Moderne (la Charte d’Athènes est publiée en 1943), CLAUDIUS-PETIT plaide pour une politique ambitieuse du logement social qu’il ne peut dissocier d’une réforme complète de la ville traditionnelle. La question du logement du plus grand nombre est intimement mêlée à celle de l’urbanisme. (+ d'infos)