Exposition produite par le 308, Maison de l’Architecture d’Aquitaine et présentée par la Maison
de l’Architecture Midi-Pyrénées
3 février > 7 mars 2015
Vernissage et table- ronde > vendredi 6 février 2015 à 19h en présence des artistes
L’exposition « Architectures dessinées » présente quatre artistes dont la production se rejoint dans la nécessité de montrer l’environnement dans lequel nous vivons.
Que ce soient des paysages urbains ou naturels, le travail de Diane Berg, Guillaume Ramillien, Martin Etienne et Max Ducos nous propulse plus loin que le seul fait de représenter.
Non il ne s’agit pas ici de « présenter de nouveau » une réalité mais d’ouvrir notre oeil sur quelque chose d’immatériel, sur une sensation nouvelle.
Le dessin leur est commun, leur regard est singulier.
MARTIN ETIENNE
Après avoir exercé le métier d'architecte pendant dix ans, Martin Etienne (né en 1974) décide de mettre de côté pour un temps cette activité afin de se consacrer pleinement à sa passion : le dessin. Depuis 2009, il est illustrateur indépendant et travaille pour le compte d'agences d'architecture, d'urbanisme, de paysagisme et d'intervenants de la maîtrise d'ouvrage. En 2010, il intègre la rédaction de la revue Criticat. Il y publie régulièrement des articles mêlant critique architecturale et bande dessinée.
GUILLAUME RAMILLIEN
Guillaume Ramillien est architecte. Il entre dans l'âge des trentenaires. A sa manière, il dessine et témoigne que la réconciliation du dessin et de l'architecture peut passer par des chemins détournés qui peuvent mener très loin, en voyage.
A l'Ecole d'architecture de Lyon, il avoue avoir toujours fait preuve d'une grande indépendance. Le dessin, même si ses enseignants aimaient à lui dire qu'il le maîtrisait, il ne l'avait jamais envisagé comme un moyen de servir ses projets. Il aimait "griffouiller", sans plus. Un voyage, à l'occasion d'un projet de fin d'études en Inde du Sud, a servi de déclencheur. Guillaume Ramillien est en effet parti s'installer, avec un camarade, deux ans à Maduraï, dans le Tamil Nadu, pour oeuvrer auprès d'une agence d'architecture ouverte par un Français "inventeur" d'un procédé universel de construction : la brique de terre crue qu'un soupçon de ciment et de savoir-faire rendra résistante à l'écrasement et à l'eau.
DIANE BERG
Architecte de formation, Diane Berg s'est orientée rapidement après ses études, vers une pratique dessinée du projet. C'est à la suite de son diplôme "Habiter le port de Pasajes" que le désir d'expérimenter de nouveaux champs s'est manifesté : elle avait réalisé toute une série de dessins sur le port industriel et le projet qu'elle imaginait.
Ce travail initié en 2007 s'est approfondi au fil des années et s'est véritablement construit en 2011 autour de l'idée que l'architecture pouvait être racontée et perçue au travers d'une "histoire dessinée d'architecture". L'idée étant de réaliser des séries sur un projet spécifique, allant du point de vue urbain et plongeant petit à petit au coeur du projet au travers de différents personnages. Cette mise en narration est le fil conducteur de son travail et de cette exposition : elle a imaginé l'exposition à travers le récit chronologique du parcours de ces dernières années.
Elle partage son temps entre commandes et travail personnel, entre Bordeaux et Paris. Elle travaille pour différentes institutions, agences d'architectures, revues et centres d'expositions.
MAX DUCOS
Max Ducos est né à Bordeaux en 1979 d'un père architecte et d'une mère antiquaire. Après avoir passé son bac littéraire, il entre à l'Université d'arts plastiques de Bordeaux. Il découvre alors, le dessin et la peinture et est formé par Guy Cerry et Pierre Garcia. Il découvre également la modélisation 3D et les bases de l'architecture.
En 2002, il entre l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris et se spécialise en volume (architecture, scénographie et design). Passionné par le cours de "sens du lieu" d'Yves Tissier, il s'intéresse aux espaces symboliques qu'il aimerait utiliser dans le monde de l'enfance. En 2004, il suit le cours d'illustration de Xavier Pangaud et Laurent Corvaisier. Ses premières images mêlant enfance et architecture sont sélectionnées à Bologne la même année, ce qui l'encourage à poursuivre cette voie.
Parallèlement à ses études, il expose régulièrement à la galerie Philippe Frégnac à St Germain des Près ce qui lui permet de travailler son oeil et de comprendre la mécanique de la peinture à l'huile.
En 2006, il publie son projet de fin d'étude Jeu de piste à Volubilis, aux éditions Sarbacane, et décide de partager sa vie professionnelle entre ses deux passions : la peinture et le livre pour enfant.
editions-sarbacane.com/max-ducos/
Parallèlement à cette exposition, retrouvez, en galerie 2, l'exposition "De l'eau pour Siby" proposée par l'ACAD du 04 au 18 février 2015.